Le dunk est le geste le plus spectaculaire du basket-ball : le joueur s'élève au-dessus du cercle et y enfonce le ballon par le haut, à une ou deux mains, au lieu de le lancer vers le panier. En français, on parle aussi de smash, par analogie avec le geste du volley ou du tennis, et le verbe « dunker » s'est imposé dans le langage des terrains. Le mot vient de l'anglais to dunk, qui signifie « tremper », image de la main qui plonge le ballon dans l'arceau comme on trempe un biscuit dans son café. Réservé pendant longtemps aux joueurs les plus grands ou les plus détendus, puisque le cercle se trouve à 3,05 mètres du sol, le dunk est devenu un symbole de puissance et d'athlétisme, en particulier en NBA, où il fait lever les foules et nourrit les compilations de « meilleures actions ». Il n'est pourtant pas qu'un numéro de cirque : c'est aussi le tir le plus sûr qui soit, puisque le ballon ne peut pratiquement pas manquer sa cible. Ce geste s'inscrit souvent dans une action de jeu plus large, en contre-attaque ou après le rebond offensif, lorsque le joueur récupère le ballon près du cercle. Cette définition revient sur son origine, ses règles, ses variantes, son histoire et la culture qu'il a fait naître.

Qu'est-ce qu'un dunk au basket ? Définition et synonymes

Un dunk désigne un panier marqué en rabattant le ballon directement dans le cercle depuis le dessus, la main ou les mains du joueur passant au niveau ou au-dessus de l'arceau. Pour y parvenir, le joueur prend généralement un élan, s'appuie sur une ou deux jambes, s'élève près du panier et lâche le ballon au sommet de son saut, avant de retomber ou de s'accrocher brièvement au cercle. En anglais, on parle de slam dunk, expression popularisée par les commentateurs américains, et le mot slam dunk est même passé dans la langue courante pour désigner une affaire gagnée d'avance. En français, les synonymes les plus courants sont « smash », « panier smashé » ou simplement « dunk », et l'on entend aussi parler de « claquer un dunk » ou de « poster » un adversaire lorsque le dunk est réalisé au-dessus d'un défenseur. Le dunk se distingue du lay-up, ou double pas, dans lequel le joueur dépose le ballon dans le panier, souvent en s'aidant de la planche, sans le rabattre par le haut. Il ne faut pas non plus le confondre avec le tip-in, qui consiste à pousser du bout des doigts un ballon qui rebondit sur le cercle. Sur le tableau d'affichage, un dunk vaut deux points, comme n'importe quel panier inscrit à l'intérieur de la ligne à trois points.

Dessin animé d'un joueur qui s'élance et réalise un dunk dans un panier situé à 3,05 mètres du sol 23 3,05 m 1. Élan 2. Appel 3. Envol 4. Rabattre Le ballon est enfoncé par le haut :impossible de « rater la cible »
Le dunk en quatre temps : prise d'élan, appel, envol vers un cercle situé à 3,05 m du sol, puis ballon rabattu par le haut dans l'arceau.

Qui a inventé le dunk ? Origines et histoire du smash au basket

Le basket-ball a été inventé en 1891 par James Naismith, et pendant plusieurs décennies le geste de rabattre le ballon dans le panier est resté rare, faute de joueurs assez grands ou assez détendus, et parce qu'il était parfois jugé peu sportif. Le premier joueur souvent cité comme auteur d'un dunk en compétition est l'Américain Joe Fortenberry, membre de l'équipe des États-Unis lors des Jeux olympiques de 1936 à Berlin, première édition où le basket figurait officiellement au programme ; la presse de l'époque avait noté ce geste inhabituel, même si d'autres joueurs avaient peut-être déjà dunké auparavant. Dans les années 1940 et 1950, des pivots de grande taille rendent le geste plus fréquent, puis la génération de Wilt Chamberlain en fait une arme redoutable. La domination de Lew Alcindor, futur Kareem Abdul-Jabbar, conduit même le championnat universitaire américain à interdire le dunk de 1967 à 1976, une mesure très critiquée. Dans les années 1970, la ligue concurrente de la NBA, l'ABA, fait du dunk un argument de spectacle et organise en 1976 un concours remporté par Julius Erving, surnommé « Dr J », célèbre pour son envol depuis la ligne des lancers francs. La NBA crée à son tour son propre concours à partir de 1984.

Le dunk dans le basket féminin

Le dunk reste beaucoup plus rare dans le basket féminin, simplement parce que le cercle est placé à la même hauteur de 3,05 mètres pour les femmes et pour les hommes, alors que la taille moyenne et la détente diffèrent. Quelques joueuses ont pourtant marqué l'histoire en réalisant ce geste en match officiel. Aux États-Unis, l'Américaine Georgeann Wells est généralement créditée du premier dunk dans un match universitaire féminin au milieu des années 1980, et Lisa Leslie a réalisé le premier dunk de l'histoire de la WNBA, la ligue professionnelle féminine, au début des années 2000. Depuis, des joueuses comme Brittney Griner ou Candace Parker ont rendu le geste un peu plus courant, sans qu'il devienne banal. Ces exploits ont relancé régulièrement le débat sur l'abaissement du panier dans le basket féminin, à l'image de ce qui se fait au volley avec un filet plus bas, mais les instances ont jusqu'ici conservé la hauteur commune. Pour beaucoup d'observateurs, l'intérêt du basket féminin réside d'ailleurs ailleurs, dans la qualité du jeu collectif, la précision des tirs et l'intelligence tactique, ce qui n'empêche pas chaque dunk réussi par une joueuse de devenir un moment fort des matchs.

Frise historique du dunk : Joe Fortenberry en 1936, interdiction universitaire de 1967 à 1976, concours ABA en 1976 et concours NBA à partir de 1984 Quelques dates clés de l'histoire du dunk 1936Joe Fortenberryaux JO de Berlin 1967-1976Dunk interdit dansle basket universitaire US 1976Concours ABA,« Dr J » 1984Premier concoursde dunks NBA Le basket est inscrit au programme olympique depuis les Jeux de 1936.
Du premier dunk olympique au concours devenu incontournable du All-Star Game, le smash a longtemps fait débat avant de devenir l'emblème du basket spectacle.

Quelles sont les règles du dunk ? Ce qui est autorisé et interdit

Les règles du dunk sont simples dans leur principe : le panier est valable dès lors que le ballon traverse le cercle par le haut, et il rapporte deux points, voire un lancer franc supplémentaire si le joueur a subi une faute pendant l'action. Plusieurs restrictions encadrent toutefois le geste. Le joueur ne doit pas commettre de marcher en prenant son élan : comme pour un double pas, le nombre d'appuis après l'arrêt du dribble est limité. Il est interdit de rester suspendu au cercle au-delà de ce qui est nécessaire pour se rétablir ou éviter de se blesser ou de blesser un autre joueur, sous peine de faute technique selon les règlements. Un défenseur ne peut pas toucher le ballon lorsqu'il descend vers le panier ou qu'il se trouve dans le cylindre au-dessus du cercle, ce qui constitue un goaltending, et un attaquant ne peut pas non plus interférer de cette manière. À l'échauffement, certaines compétitions interdisent les dunks pour préserver le matériel. Enfin, les arceaux modernes sont montés sur ressorts, les cercles dits « à déclenchement », qui plient sous la charge avant de reprendre leur place, une innovation adoptée après que plusieurs dunks puissants eurent brisé des panneaux en verre dans les années 1970 et 1990.

Quels sont les différents types de dunk ?

Au fil des décennies, les joueurs ont inventé une grande variété de dunks, que les concours ont contribué à codifier et à nommer, le plus souvent en anglais. Les plus simples sont les dunks à une main ou à deux mains, réalisés de face, en pleine course ou à l'arrêt. Le tomahawk consiste à armer le bras derrière la tête avant d'abattre le ballon comme une hache, tandis que le reverse est exécuté dos au panier. Le windmill, ou moulin à vent, fait décrire au ballon un grand cercle avec le bras avant le smash, et le 360 impose un tour complet en l'air. L'alley-oop est un dunk réalisé à partir d'une passe aérienne attrapée en plein vol, et le put-back un dunk qui reprend directement un tir manqué. Les plus audacieux tentent le passage entre les jambes ou s'envolent depuis la ligne des lancers francs, à plus de quatre mètres du cercle. Chaque variante demande une combinaison particulière de détente, de coordination et de contrôle du ballon, et les meilleurs dunkeurs sont souvent capables d'enchaîner plusieurs figures dans un même saut, au point que certains spécialistes font désormais carrière dans des spectacles de dunk acrobatique, parfois à l'aide de trampolines.

Type de dunkDescriptionDifficulté
Dunk à une mainBallon rabattu d'une seule main, souvent en courseAccessible aux grands sauteurs
Dunk à deux mainsBallon tenu à deux mains, plus sûr et puissantDemande davantage de détente
TomahawkBras armé derrière la tête puis abattuIntermédiaire
ReverseExécuté dos au panierIntermédiaire
Alley-oopPasse aérienne attrapée et smashée en volExige une grande coordination à deux
WindmillBallon décrivant un grand cercle avec le brasÉlevée
360Tour complet sur soi-même avant le smashTrès élevée

Pourquoi dunker ? Intérêt du dunk dans un match et pour le spectacle

Au-delà de l'aspect spectaculaire, le dunk présente un intérêt très concret : c'est le tir le plus sûr du basket-ball. En arrivant au-dessus de l'arceau et en rabattant le ballon, le joueur supprime presque tous les aléas d'un tir à distance, comme une trajectoire mal maîtrisée ou un rebond malheureux sur le cercle. Il permet aussi de conclure une contre-attaque avant le retour des défenseurs, de terminer une action malgré un contact et de provoquer des fautes. Sur le plan psychologique, un dunk puissant, surtout au-dessus d'un adversaire, galvanise une équipe, enflamme le public et peut renverser la dynamique d'un match. C'est pourquoi les entraîneurs l'encouragent dès qu'il est à la portée des joueurs, tout en rappelant que l'essentiel reste de marquer : un lay-up bien exécuté vaut autant de points. En NBA, où les athlètes ont un physique hors norme, le dunk fait partie du quotidien, et le concours organisé chaque année lors du All-Star Game reste l'un des événements les plus attendus de la saison. Voir un match à New York, au Madison Square Garden des Knicks ou au Barclays Center des Nets, est un rêve pour beaucoup d'amateurs ; des sites comme New York Billets proposent d'ailleurs une solution simple et rapide pour réserver ses places aux matchs des Knicks et des Nets, et vivre de près l'ambiance d'un match NBA.

Comment apprendre à dunker ? Détente, entraînement et précautions

Réussir un dunk demande d'atteindre le cercle avec le ballon en main, ce qui suppose, pour un adulte de taille moyenne, une détente verticale importante. Les joueurs qui veulent y parvenir travaillent d'abord leur détente par des exercices de pliométrie (sauts répétés, bonds, montées de marches), le renforcement des jambes, des chevilles et de la ceinture abdominale, et l'amélioration de la course d'élan. Il est conseillé de progresser par étapes : toucher le filet, puis le cercle, dunker une balle plus petite, comme un ballon de handball ou une balle de tennis, avant de passer au ballon de basket. La prise de balle, la capacité à tenir le ballon d'une main (le palming) et la coordination entre l'appel et le geste de bras jouent aussi un grand rôle. Ces entraînements doivent être menés avec prudence, de préférence encadrés par un entraîneur, car les sauts répétés sollicitent fortement les tendons et les articulations, en particulier chez les adolescents en croissance. Il vaut mieux éviter de s'accrocher au cercle sur des paniers de jardin ou de rue mal fixés, qui peuvent se rompre et provoquer des chutes graves. Pour comprendre comment chaque action se traduit au tableau d'affichage, du dunk aux tirs primés, lisez notre explication sur comment compter les points au basket.

C.S.