Le tennis est un sport de raquette qui oppose deux joueurs (en simple) ou deux équipes de deux joueurs (en double), placés de part et d'autre d'un filet tendu au milieu d'un terrain rectangulaire. Le but est de frapper une balle de caoutchouc recouverte de feutre pour la renvoyer dans le camp adverse, de manière à ce que l'adversaire ne puisse pas la renvoyer correctement, après au plus un rebond. Héritier direct du jeu de paume pratiqué en France dès le Moyen Âge, le tennis moderne a pris forme en Angleterre dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous le nom de lawn tennis, le « tennis sur gazon ». Il est devenu l'un des sports les plus pratiqués et les plus médiatisés au monde, grâce aux tournois du Grand Chelem, aux rivalités de ses champions et à sa présence aux Jeux olympiques, mais aussi grâce à ses nombreux clubs qui accueillent des joueurs de tous âges et de tous niveaux. Son système de comptage des points, avec ses 15, 30 et 40, intrigue souvent les débutants. Cette définition revient sur l'histoire du tennis, ses règles essentielles, le terrain et le matériel, le décompte des points, l'organisation du tennis professionnel et la pratique en loisir.
Qu'est-ce que le tennis ? Définition du sport de raquette
Le tennis se joue sur un court dont la taille, les lignes et la hauteur du filet sont fixées par les règles de la Fédération internationale de tennis (ITF). Chaque échange commence par un service : le serveur frappe la balle depuis le fond du court pour la faire rebondir dans le carré de service situé en diagonale, chez l'adversaire. Le relanceur doit renvoyer la balle après un rebond, puis les joueurs échangent jusqu'à ce que l'un d'eux commette une faute : balle dans le filet, balle hors des limites du terrain, double rebond ou balle touchée deux fois. Un joueur peut aussi frapper la balle avant qu'elle ne rebondisse, c'est la volée, souvent pratiquée près du filet. Les coups de base portent des noms bien connus : le coup droit, le revers, le service, la volée, le smash, l'amorti et le lob. Un service si bien placé que l'adversaire ne parvient pas à toucher la balle s'appelle l'ace, une arme redoutable chez les grands serveurs. Le tennis combine ainsi qualités physiques (vitesse, endurance, explosivité), technique et dimension tactique, puisqu'il faut sans cesse choisir la direction, la hauteur, l'effet et la vitesse de ses coups pour déstabiliser l'adversaire.
D'où vient le tennis ? Du jeu de paume au lawn tennis
L'histoire du tennis commence en France avec le jeu de paume, pratiqué dès le Moyen Âge, d'abord à main nue, puis avec un gant et enfin avec une raquette. Très prisé de la noblesse et des rois de France, comme François Ier ou Henri IV, il se jouait dans des salles fermées, et sa version d'intérieur, appelée aujourd'hui courte paume, se pratique encore dans quelques salles historiques. Le passage au tennis moderne se fait en Angleterre au XIXe siècle, grâce à l'invention de balles en caoutchouc capables de rebondir sur l'herbe. En 1874, le major Walter Clopton Wingfield fait breveter un jeu de plein air qu'il baptise sphairistikè, du grec « art de jouer à la balle », vendu en coffret avec raquettes, balles et filet. Le nom de lawn tennis s'impose rapidement, et les règles sont harmonisées dans les années suivantes, notamment la forme rectangulaire du court. Le mot « tennis » vient lui-même du français : il dériverait de l'impératif « tenez ! », que le joueur de paume lançait à son adversaire au moment de servir. Le vocabulaire du jeu garde d'ailleurs d'autres traces de ces origines françaises, et le comptage par 15, 30 et 40 serait lui aussi hérité de la paume.
Wimbledon, premier grand tournoi de tennis
Le premier grand tournoi de tennis moderne se tient en 1877 sur les pelouses de l'All England Croquet and Lawn Tennis Club, à Wimbledon, dans la banlieue de Londres. Organisé à l'origine pour financer l'entretien du club, il réunit une vingtaine de joueurs, et l'Anglais Spencer Gore devient le premier vainqueur de l'épreuve. Le succès est immédiat, et le tournoi s'impose rapidement comme une référence, avec ses traditions qui perdurent encore : le gazon, la tenue blanche obligatoire pour les joueurs, une organisation très codifiée. Les autres grands rendez-vous apparaissent dans les décennies suivantes : le championnat des États-Unis à la fin du XIXe siècle, le championnat de France, ancêtre de Roland-Garros, puis celui d'Australie. Ces quatre tournois forment aujourd'hui le Grand Chelem, l'expression désignant aussi l'exploit, très rare, de les remporter tous la même année. Le tennis a également fait partie des premiers Jeux olympiques modernes, en 1896, avant d'en disparaître après les Jeux de 1924 pour n'y revenir officiellement qu'en 1988, à Séoul. Entre-temps, la Coupe Davis, compétition par équipes nationales créée au tout début du XXe siècle, a contribué à faire naître de grandes rivalités entre pays.

Quelles sont les règles du tennis ? Terrain, service et matériel
Le court de tennis mesure 23,77 mètres de long sur 8,23 mètres de large pour le simple, et 10,97 mètres de large pour le double, grâce aux deux couloirs latéraux qui ne sont utilisés qu'en double. Le filet culmine à 0,914 mètre en son centre, où il est maintenu par une sangle, et un peu plus haut aux poteaux. De chaque côté, deux carrés de service sont délimités près du filet par la ligne de service et la ligne médiane. Les lignes font partie du terrain : une balle qui touche la ligne, même de très peu, est bonne. Au service, le joueur dispose de deux essais : si le premier échoue, c'est une « faute » ; si le second échoue aussi, il commet une double faute et perd le point. Une balle de service qui touche le filet avant de retomber dans le bon carré est à rejouer, c'est le « let ». Les joueurs servent alternativement à droite puis à gauche de la marque centrale, et le service change de joueur à chaque jeu. Côté matériel, la raquette, autrefois en bois, est désormais fabriquée en matériaux composites comme le graphite, et sa taille est limitée par le règlement. Les balles, jaunes dans la quasi-totalité des compétitions, doivent respecter des normes de poids, de diamètre et de rebond.
Comment compter les points au tennis ?
Le comptage des points fait la singularité du tennis. Un match se divise en sets, eux-mêmes composés de jeux, eux-mêmes composés de points. Dans un jeu, les points ne se comptent pas 1, 2, 3, mais 15, 30 et 40, puis « jeu » : il faut donc remporter quatre points pour gagner un jeu, avec au moins deux points d'écart. Si les deux joueurs arrivent à 40 partout, on annonce « égalité » : le joueur qui gagne le point suivant obtient l'« avantage », et s'il remporte aussi le point d'après, il gagne le jeu ; s'il le perd, on revient à égalité. Le score de zéro se dit traditionnellement « zéro » en français et love en anglais. Pour gagner un set, il faut remporter six jeux avec deux jeux d'écart (6-4, 7-5) ; à 6-6, on dispute en général un jeu décisif, ou tie-break, compté cette fois 1, 2, 3, que le premier joueur arrivé à 7 points avec deux points d'écart remporte. Les règles prévoient des variantes, notamment en double, où certains tournois remplacent l'égalité par un point décisif ou le dernier set par un super jeu décisif en 10 points. L'origine de ce décompte reste débattue : on l'associe souvent aux quarts d'une horloge, le 45 étant devenu 40 pour simplifier l'annonce.
Deux ou trois sets gagnants : les formats de match
Un match de tennis se dispute le plus souvent au meilleur des trois sets : le premier joueur qui remporte deux sets gagne la rencontre. C'est le format de la grande majorité des tournois masculins et féminins, ainsi que des compétitions amateurs. Les tournois masculins du Grand Chelem font exception, puisque les hommes y jouent au meilleur des cinq sets, c'est-à-dire en trois sets gagnants, ce qui peut donner lieu à des matchs de plusieurs heures. Le traitement du dernier set a longtemps varié d'un tournoi à l'autre : certains imposaient de le jouer jusqu'à ce qu'un joueur obtienne deux jeux d'avance, ce qui a produit des rencontres interminables, tandis que d'autres prévoyaient un jeu décisif. Les quatre tournois du Grand Chelem ont récemment harmonisé leur règle en adoptant un jeu décisif en 10 points à 6-6 dans la manche décisive. En compétition amateur, les fédérations proposent aussi des formats raccourcis, avec des sets en quatre jeux ou un super jeu décisif à la place du troisième set, afin de limiter la durée des rencontres. Ces variantes montrent que le tennis, malgré son image de sport traditionnel, adapte régulièrement ses règles pour mieux s'accorder aux contraintes du spectacle et des joueurs.

Grand Chelem, ATP, WTA : comment fonctionne le tennis professionnel ?
Le tennis professionnel moderne date de 1968, année du début de l'ère Open : jusque-là, les grands tournois étaient réservés aux amateurs, et les meilleurs joueurs qui passaient professionnels en étaient exclus. L'ouverture des compétitions à tous a transformé le sport, en élevant le niveau et en permettant aux joueurs de vivre de leurs gains. Le circuit masculin est organisé par l'ATP et le circuit féminin par la WTA, qui gèrent chacune un calendrier de tournois classés par catégories et un classement mondial fondé sur les points gagnés lors des douze derniers mois. Les quatre tournois du Grand Chelem, organisés par les fédérations nationales sous l'égide de l'ITF, restent les rendez-vous les plus prestigieux de la saison, chacun avec sa surface et son identité, comme le résume le tableau ci-dessous. Le tennis féminin a gagné en visibilité grâce à des championnes qui se sont battues pour l'égalité des prix, désormais acquise dans les quatre tournois majeurs. Les avancées technologiques, comme les raquettes en composite, l'analyse vidéo des trajectoires ou l'arbitrage électronique des lignes, ont aussi profondément modifié le jeu, devenu plus rapide et plus physique, et la préparation des joueurs, désormais entourés d'équipes complètes.
| Tournoi du Grand Chelem | Lieu | Surface | Période habituelle |
|---|---|---|---|
| Open d'Australie | Melbourne | Dur | Janvier |
| Roland-Garros | Paris | Terre battue | Fin mai, début juin |
| Wimbledon | Londres | Gazon | Fin juin, début juillet |
| US Open | New York | Dur | Fin août, début septembre |
Pratiquer le tennis en loisir : surfaces, clubs et bienfaits
Loin des courts centraux, le tennis se pratique surtout en loisir, dans des clubs, des terrains municipaux ou des complexes privés. Les surfaces varient selon les installations : la terre battue, qui ralentit la balle et favorise les longs échanges, le dur, plus rapide et plus régulier, le gazon, rare en dehors des grands clubs, ou encore les surfaces synthétiques et les moquettes des courts couverts. Débuter dans un club permet de bénéficier de cours collectifs ou individuels encadrés par des enseignants diplômés, d'emprunter du matériel et de rencontrer des partenaires de jeu de son niveau. Les enfants commencent souvent avec des balles plus lentes et des terrains réduits, qui facilitent l'apprentissage. Le tennis sollicite tout le corps, développe la coordination, les réflexes, l'endurance et la concentration, mais ses gestes répétés peuvent aussi provoquer des douleurs au coude, à l'épaule ou au dos : un bon échauffement, une raquette adaptée à son gabarit et une technique correcte limitent ces risques. Le tennis a enfin inspiré de nombreux cousins plus récents, comme le tennis de table, le beach tennis ou le padel, qui connaît un essor spectaculaire grâce à son terrain plus petit encadré de vitres et à son apprentissage rapide.