Le mot Covid est l'abréviation de l'anglais coronavirus disease, « maladie à coronavirus », et désigne la maladie infectieuse provoquée par le virus SARS-CoV-2. Apparue à la fin de l'année 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, elle s'est propagée en quelques semaines à toute la planète, au point que l'Organisation mondiale de la santé l'a qualifiée de pandémie le 11 mars 2020. Confinements, gestes barrières, masques, tests, passe sanitaire, vaccins à ARN messager : en quelques mois, le Covid a bouleversé la vie quotidienne de milliards de personnes et fait entrer dans le langage courant tout un vocabulaire jusque-là réservé aux spécialistes, des « variants » aux « cas contacts ». Depuis, la situation a profondément changé : l'immunité acquise par la vaccination et les infections a fortement réduit le nombre de formes graves, et l'OMS a mis fin à l'urgence sanitaire internationale en mai 2023. Le virus continue pourtant de circuler et d'évoluer, avec des vagues saisonnières qui touchent surtout les personnes âgées et fragiles. Cette définition explique d'où vient le mot Covid, ce qu'est le virus, comment il se transmet, quels sont les symptômes et les signes de gravité, ce que sont les variants, et comment se protéger aujourd'hui.
Que veut dire Covid ? Signification et origine du mot
Le nom Covid-19 a été officiellement attribué par l'Organisation mondiale de la santé le 11 février 2020. Il s'agit d'un acronyme construit à partir de l'anglais : « CO » pour corona, « VI » pour virus et « D » pour disease, la maladie, tandis que le nombre 19 rappelle l'année 2019, au cours de laquelle les premiers cas humains ont été identifiés. Le même jour, le comité international chargé de la classification des virus a baptisé l'agent responsable SARS-CoV-2, pour severe acute respiratory syndrome coronavirus 2, en raison de sa parenté avec le virus du SRAS qui avait provoqué une épidémie en 2002 et 2003. Avant ces appellations, la presse et les scientifiques parlaient du « nouveau coronavirus » ou de « 2019-nCoV », un nom provisoire. L'OMS a volontairement choisi un nom qui ne fait référence ni à un lieu, ni à un animal, ni à un groupe de personnes, afin d'éviter toute stigmatisation, conformément aux règles qu'elle applique désormais pour nommer les maladies émergentes. Il faut donc distinguer la maladie, le Covid-19, et le virus qui la cause, le SARS-CoV-2, même si l'usage courant emploie souvent l'un pour l'autre et parle simplement d'« attraper le Covid ». Le mot « coronavirus », enfin, désigne toute une famille de virus, dont certains provoquent de simples rhumes.
Faut-il dire le Covid ou la Covid ?
Le genre du mot Covid a fait débat dès le printemps 2020. En mai de cette année-là, l'Académie française a recommandé d'employer le féminin, « la Covid », au motif que le sigle désigne une maladie (disease se traduisant par « maladie ») et que le genre d'un sigle suit celui du nom principal qui le compose, comme on dit « la SNCF » parce qu'il s'agit d'une société. L'Office québécois de la langue française avait fait le même choix. Dans l'usage, pourtant, le masculin s'était déjà largement imposé en France, probablement par analogie avec « le coronavirus », et les dictionnaires courants admettent aujourd'hui les deux genres. On rencontre donc aussi bien « le Covid » que « la Covid », le féminin restant plus fréquent dans les textes administratifs, au Québec ou dans certains médias. L'orthographe varie elle aussi : Covid, covid ou COVID-19 en capitales, comme dans les publications officielles de l'OMS. Le mot a rapidement donné naissance à des dérivés, comme « covidé », « anticovid » ou « Covid long », témoins de sa place dans la langue. Ce débat linguistique illustre la vitesse avec laquelle un terme technique peut devenir un mot de la vie courante, au point d'être choisi comme mot de l'année par plusieurs dictionnaires.
Qu'est-ce que le Covid-19 ? Le virus SARS-CoV-2
Le Covid-19 est une maladie infectieuse due au SARS-CoV-2, un virus de la famille des coronavirus, ainsi nommés parce que leur surface hérissée de protéines évoque une couronne au microscope électronique. Comme tous les virus, il ne peut se multiplier qu'à l'intérieur de cellules vivantes. Sa protéine de surface, appelée protéine Spike ou protéine S, se fixe sur un récepteur présent à la surface de nombreuses cellules humaines, le récepteur ACE2, en particulier dans le nez, la gorge et les poumons, mais aussi dans les vaisseaux, le cœur, les reins ou l'intestin. Une fois entré, le virus détourne la machinerie de la cellule pour fabriquer des milliers de copies de lui-même, qui vont infecter d'autres cellules ou être expulsées vers l'extérieur. Chez la plupart des personnes, le système immunitaire contrôle l'infection en quelques jours. Chez certaines, en particulier âgées ou porteuses de maladies chroniques, la réaction inflammatoire peut s'emballer et provoquer une atteinte pulmonaire sévère, des caillots sanguins ou une défaillance de plusieurs organes. L'origine exacte du virus fait encore débat : la piste d'un passage de l'animal à l'homme, à partir de chauves-souris et peut-être via une espèce intermédiaire, est la plus étudiée, mais l'hypothèse d'un accident de laboratoire n'a pas été formellement exclue.
Comment se transmet le Covid ?
Le Covid se transmet principalement par voie respiratoire. Une personne infectée émet, en respirant, en parlant, en chantant, en toussant ou en éternuant, des particules chargées de virus de différentes tailles : les plus grosses, les gouttelettes, retombent rapidement à proximité, tandis que les plus fines, les aérosols, peuvent rester en suspension dans l'air pendant un certain temps et s'accumuler dans les pièces fermées. Le risque de contamination est donc maximal lors de contacts rapprochés et prolongés, et dans les espaces intérieurs mal ventilés et bondés, comme les transports, les bureaux partagés, les restaurants ou les salles de classe, alors qu'il est beaucoup plus faible en plein air. La transmission par les mains et les surfaces contaminées, très redoutée au début de la pandémie, s'est révélée secondaire, sans être nulle. Une personne est surtout contagieuse dans les jours qui entourent l'apparition des symptômes, et la contagion peut commencer avant même qu'elle se sente malade. Certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme, on les dit asymptomatiques, et peuvent elles aussi transmettre le virus sans le savoir, ce qui a rendu cette maladie particulièrement difficile à contenir. C'est ce qui explique l'importance donnée à l'aération, au port du masque en période de circulation active et à l'isolement des personnes malades.
Quels sont les symptômes du Covid-19 ?
Les symptômes du Covid-19 apparaissent en général quelques jours après la contamination et varient beaucoup d'une personne à l'autre, de l'absence totale de signe à une détresse respiratoire. Les plus fréquents ressemblent à ceux d'un rhume ou d'une grippe : fièvre ou sensation de fièvre, frissons, toux, mal de gorge, nez qui coule ou bouché, fatigue parfois intense, maux de tête et courbatures. La perte brutale de l'odorat et du goût, très caractéristique lors des premières vagues, est devenue moins fréquente avec les variants récents. Des troubles digestifs, comme la diarrhée ou les nausées, peuvent s'y associer. Chez la plupart des personnes, en particulier jeunes, vaccinées ou déjà infectées, la maladie guérit spontanément en une à deux semaines. Le risque de forme grave augmente nettement avec l'âge et avec certaines maladies, comme le diabète, l'obésité, les maladies cardiaques, respiratoires ou rénales chroniques, le cancer ou un déficit immunitaire, ainsi que pendant la grossesse. Certains signes doivent faire appeler sans attendre le 15 ou le 112 : difficulté à respirer, essoufflement au moindre effort ou au repos, douleur ou oppression dans la poitrine, confusion, somnolence inhabituelle, lèvres bleutées ou malaise. Le tableau ci-dessous résume les principaux repères.
| Situation | Signes possibles | Que faire |
|---|---|---|
| Forme habituelle | Fièvre, toux, mal de gorge, nez qui coule, fatigue, courbatures, maux de tête | Repos, hydratation, limiter les contacts, porter un masque |
| Signes évocateurs | Perte de l'odorat ou du goût, troubles digestifs | Se tester, surtout en présence de personnes fragiles |
| Personne à risque | Âge avancé, maladie chronique, immunodépression, grossesse | Contacter rapidement son médecin, un traitement précoce peut être proposé |
| Signes de gravité | Essoufflement, douleur thoracique, confusion, lèvres bleutées, malaise | Appeler le 15 ou le 112 sans attendre |
| Symptômes prolongés | Fatigue, essoufflement, troubles de la concentration plusieurs semaines après | Consulter son médecin traitant pour un bilan et un accompagnement |
Qu'est-ce que le Covid long ?
Une partie des personnes infectées, y compris après une forme bénigne, gardent des symptômes plusieurs semaines ou plusieurs mois après l'infection : on parle de Covid long, ou d'affection post-Covid. L'Organisation mondiale de la santé retient cette appellation lorsque les symptômes persistent ou apparaissent dans les trois mois suivant l'infection, durent au moins deux mois et ne s'expliquent pas par un autre diagnostic. Les manifestations les plus fréquentes sont une fatigue intense qui s'aggrave après l'effort, un essoufflement, des troubles de la concentration et de la mémoire parfois décrits comme un « brouillard cérébral », des douleurs, des palpitations, des troubles du sommeil, ou une perte durable de l'odorat. Leur intensité varie beaucoup et peut fortement retentir sur la vie professionnelle et personnelle. Les mécanismes en cause font toujours l'objet de recherches, et il n'existe pas de traitement spécifique, mais une prise en charge adaptée aide à améliorer les symptômes : réadaptation progressive à l'effort, sans forcer, rééducation de l'odorat, accompagnement psychologique, adaptation du travail. Le médecin traitant est le premier interlocuteur, et peut orienter vers des structures spécialisées. Les études suggèrent que la vaccination réduit le risque de développer un Covid long, même si elle ne l'annule pas.
Les variants du Covid : d'Alpha à Omicron
Comme tous les virus, le SARS-CoV-2 accumule des mutations au fil de ses multiplications : ce sont de petites erreurs de copie de son matériel génétique, qui se produisent au hasard. La plupart sont sans conséquence, mais certaines donnent au virus un avantage, par exemple une meilleure transmission ou une capacité à échapper en partie aux anticorps, et les lignées qui les portent finissent par se répandre : on parle alors de variants. Au début de la pandémie, on les désignait par leur lieu de détection, « variant britannique », « sud-africain », « brésilien » ou « indien », ou par des codes techniques comme B.1.1.7. Pour éviter toute stigmatisation, l'OMS a décidé en mai 2021 de les nommer par des lettres grecques. Le variant Alpha (B.1.1.7) a dominé au début de 2021, accompagné de Beta et de Gamma, avant d'être remplacé par Delta (B.1.617.2), plus contagieux et associé à davantage de formes graves. Fin 2021 est apparu Omicron (B.1.1.529), porteur de très nombreuses mutations, beaucoup plus transmissible mais en moyenne moins sévère, dont les descendants circulent depuis sous forme de sous-lignées successives. Cette évolution continue explique la mise à jour régulière des vaccins, à la manière de ce qui se fait pour la grippe.
Covid : dépistage, prévention et traitement aujourd'hui
Le diagnostic du Covid repose sur la recherche du virus dans un prélèvement nasal, par un test antigénique, rapide et réalisable en pharmacie ou en autotest, ou par une analyse en laboratoire plus sensible. La prévention combine plusieurs mesures. La vaccination, avec des vaccins régulièrement adaptés aux variants, est recommandée chaque automne en France aux personnes âgées, aux personnes atteintes de maladies chroniques ou immunodéprimées, aux femmes enceintes et à leur entourage, selon les recommandations des autorités de santé, car elle réduit fortement le risque de forme grave. Les gestes barrières restent utiles en période de circulation du virus, surtout en présence de personnes fragiles : aérer les pièces, se laver les mains, porter un masque quand on a des symptômes et éviter les contacts rapprochés lorsqu'on est malade. Pour les personnes à risque de forme grave, des traitements antiviraux pris dans les premiers jours peuvent être prescrits par le médecin, d'où l'intérêt de consulter rapidement en cas de symptômes. Les antibiotiques n'agissent pas sur ce virus et l'automédication est à éviter. Pour comprendre le principe et la fiabilité des examens de référence utilisés pour détecter le virus, on pourra lire notre définition du test PCR Covid.